Welcome my fanatics =)

Welcome my fanatics =)
Je veux vraiment y croire à nouveau; la musique et l'art, l'amour et la vie. Et je veux pouvoir me dire que j'ai pris les bonnes décisions et qu'à présent je suis sur la bonne voie, et que j'ai le temps de réparer les nombreuses erreurs du passé. Je veux de l'espoir, du rêve.
Je ne veux plus vivre de souvenirs heureux, comme ces étoiles qui continuent de briller alors qu'elle se sont éteintes. Le présent est le cadeau du passé, et le souvenir du futur.
Je veux pouvoir montrer que je peux rendre des gens heureux, un peu tous les jours et ne plus bâtir mes relations sur des châteaux de cartes; car j'ai compris qu'à la moindre brise,tout s'écroule.
Même si je tombais 7 fois, je me relèverais encore.
Se laisser porter par les événements, c'est devenu une habitude. Pourquoi avais-je tant besoin de cette fatalité? Encore une excuse pour rejeter la faute sur le destin quand il m'arrive quelque chose d'horrible. Je suis un peu comme ces héros tragiques qui, lorsqu'ils commettent un crime, vont crier à qui veut l'entendre qu'il sont les jouets des dieux.


"C'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop que l'on se pose un soir...C'est tout [...] C'est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts, et les éclairs, et les orages, et les silences, tous les silences: le silence quand le bras du bourreau se lève à la fin, le silence lorsque les deux amants sont nus l'un en face de l'autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur_ et on dirait un film dont le son s'est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n'est qu'une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu de son silence..." Antigone, Jean Anouilh.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 15:50

Modifié le vendredi 22 mai 2009 03:40

Like the stream loves virgin bodies

Like the stream loves virgin bodies
Ce fût la douche froide sous un torrent d'électricité. J'appelle cela le principe du choc termique: la transition entre une période de félicité ou d'illusions somptueuses, achevée par un coup de théâtre amer et inattendu; on tombe de haut, mais surtout très vite. L'impossible, inadmissible, impardonnable, me donna le sentiment que le sol se dérobait sous mes pieds. Et je glissai rapidement sur le sol comme un jour les maux avait glissé sur moi.
A présent, la boucle est bouclée.Les peurs cristallisées. Il n'ya plus qu'à emboîter le pas à l'avenir.
Toutefois, je reste fidèle à moi-même. Quelquepart, j'aspire à me sentir triste. Paradoxal, n'est-ce pas? On dit que les meilleurs poêtes sont ceux qui ont souffert des plus grands maux.Se raccrocher à sa souffrance, quelle triste dépendance. Et pourtant, ce qui nous différencie des autres animaux, c'est bien cette capacité de compliquer les choses et d'en faire des peines innommables; Alors je dirais que souffrir est une preuve de vie, comme lorsqu'on se pince le bras pour vérifier qu'on ne rêve pas."Certaines personnes se sentent toujours obligées de déclencher la chose même qu'elles redoutent le plus ", Jed Rubenfeld. Pourquoi a-t-on besoin de se punir, de se priver, parfois du meilleur? Le véritable masochisme ne serait-il pas plutôt intellectuel ? On inflige des souffrances inutiles à son esprit pour mieux maîtriser son destin et pouvoir dire " Je le savais, on me refuse le bonheur". On modèle sans cesse le réel selon nos angoisses et on en oublie les raisons motrices de tous ces tourments. Mais dans "désespoir", n'y-a-t-il pas "des espoirs"?
Je crois bien que je n'aime pas le bonheur... C'est justement cette idée d'un nuage supérieur auquel on pense avoir besoin d'accéder pour vivre pleinement, qui apporte les désillusions et l'amertume. C'est parce qu'on a créé la notion de bonheur, que son inverse existe. Certes, si Madame Bovary s'était contentée de son mari, simple docteur de campagne au lieu de collectionner les amants en espérant trouver l'amour, elle n'aurait pas fini à l'arsenic. De nos jours, les hommes peuvent bien avoir tout ce dont ils ont besoin, ils ne sont pas pleinement satisfaits; car ils sont persuadés qu'ils peuvent avoir plus, qu'ils peuvent avoir mieux.
Et c'est humain.


"Il ne suffit pas de tirer un trait sur nos erreurs et nos blessures pour qu'elles disparaissent. Même maintenant, je continue à appeler ton nom malgré ma douleur. Je continuerai, jusqu'à ce que tu me répondes." Nana, Ai Yasawa.

# Posté le jeudi 05 juin 2008 14:43

Modifié le jeudi 13 août 2009 06:19

L'amour "candide"

L'amour "candide"
Qu'est-ce que l'amour? Un sentiment aussi intense que la haine, du même côté des extrêmes, aux mêmes doubles tranchants. On peut bien mourir d'amour, tellement ce sentiment qui remplit notre être sait se rendre indispensable une fois connu.L'amour c'est la "substantifique moelle" de sa vie, qu'on en ait conscience ou non; c'est aussi donner à l'autre le pouvoir de vous détruire, comme de vous rendre plus fort. C'est quelque chose qui vous prend au dépourvu, qui vous tombe parfois dessus comme la "foudre" disent certains, et d'autres fois vous tourne autour sans que vous vous en rendre compte. On ne peut pas réellement définir l'amour, tout comme l'art, la beauté, chaque individu en a sa propre notion; chacun le ressent avec un degré d'intensité différent. Et c'est souvent cela qui pose problème. Avec le bonheur d'aimer et être aimé, de désirer et d'être désirée, vient l'angoisse de ne pas être aimé autant qu'on aime et réciproquement.
Quand je pense à l'amour, je vois un coucher de soleil, une lueur dans les cieux, quelque chose qui brille et qui vous donne l'envie de courir sans jamais vous arrêter; qui vous procure une joie presque "paralysante".
On veut partager des choses avec l'autre, avoir des gestes plus tendres encore, prononcer des " je t'aime..; " ; ce ne sont que des mots, en fait, ils sont assez " banals " ! Mais c'est la pensée qu'il y a derrière qui a toute sa valeur symbolique. Des millions de pensées et d'émotions ne pouvant se faire jour, dépassent les mots en eux-mêmes.On voudrait tellement le tourner autrement, représenter à l'autre, comme par un dessin, la nature précise de ses sentiments; et les mots ne viennent pas, vous avez toujours l'impression de ne pas pouvoir dire tout ce que vous voulez exprimer.
Il y a parfois des sentiments que l'on entretient sans s'en rendre compte ou que l'on refuse d'admettre. Tout simplement parce que le coeur a des raisons que la raison ignore. On essaie de comprendre ce désordre infernal, ce bouleversement, ce vertige provoqué par cet être aimé - qu'on n'est pas censé aimer - et on tombe doucement dans le conflit intérieur. On est agacé. Puis on se calme et on essaie de comprendre; et ensuite on décide d'accepter ou non cette "intrusion".
Vous n'avez jamais eu envie d'ouvrir la fenêtre, de monter sur le toit, et de rester là; toute la nuit à regarder les étoiles.à se demander, si l'autre les regarde aussi, avoir envie de pleurer, devant tt cette beauté céleste... ca vous submerge.
Pourquoi dit-on " les contraires s'attirent " et "qui s'assemblent se ressemblent " ? C'est totalement contradictoire... mais après mûre réflexion, ils sont tous deux plausibles: " ce qu'on a pas, ce dont on manque, voila l'objet du désir et de l'amour." ( Platon ) On recherche chez l'autre ce que notre intérieur ne contient pas, en fait, on cherche à se compléter comme deux moitiés qui parfois, s'assemblent et parfois sont incompatibles.. et en même temps, on est attiré, par ce qui ns ressemble, ce qui, comme un miroir, reflète notre propre image. On éprouve tant de plaisir à ressentir les mm choses, à penser "à l'unison ". Encore deux autres proverbes problématiques: "loin des yeux, loin du coeur" et "l'absence attise le désir".Aucun n'est vrai, aucun n'est faux à lui seul; en amour il n'y a que du cas par cas. Et je crois que c'est pour cette raison qu'on a tant de mal à le définir.

l'amour est sûrement un divin PaRaDoXe.

# Posté le dimanche 22 juin 2008 13:25

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 13:53

Crise existencielle et journal intime

Crise existencielle et journal intime
Bonjour :)
L'une de mes craintes est qu'on oublie mon existence dans les siècles à venir. N'étant pas célèbre, on m'oubliera certainement étant donné je n'ai aucun rôle important à jouer dans l'histoire avec un grand "H".De même je ne pense pas que je vais sauver le monde ( mais quel rêve! ). J'aimerais seulement qu'il y ait une trace de mon passage sur Terre. J'ai écrit [15] journaux pour le moment: j'ai commencé à 6 ans. Bien entendu je ne racontais pas vraiment de choses intéressantes, tout juste des dessins de mes amis, des "je déteste un tel..." "oh puis non finalement je l'adore...", le genre de confidences qu'on écrit à l'école primaire. Ensuite, j'ai commencé à écrire ce que je pensais du monde, de ce qu'il allait devenir; puis, j'ai créé mes propres théories [42] J'ai déjà le titre d'un livre pour toutes les regrouper. Par-contre, étant donné que je suis une grande flemmarde, je n'ai pas tout développé, parfois c'est tout juste si je marque le titre de ma nouvelle théorie -_-' En fait j'aimerais avoir un scribe, qui m'écrit sur papier tout ce que je lui dis (et un robot-domestique pour nettoyer ma chambre tant qu'on y est).
Je pense avoir donné jour à un nouveau genre littéraire : le journal intime autobiographique.
En effet, un journal s'écrit au jour le jour. Or, j'écris mon journal au quotidien. De même, une autobiographie est destinée à être lue après sa mort, ce que je désire dans mon cas. C'est un mélange des deux. J'implique fréquemment le lecteur dans mon récit. Par ailleurs, je colle souvent des tickets de cinéma, des parties imprimées de bowling ou des cartes potales qu'on m'envoie, parfois des photos. J'ai l'impression que cela rend mon histoire plus "vivante".
Je souhaite que mes journaux soient remaniés un peu (grammaire, orthographe) mais qu'on ne change pas le style ( je fais des efforts, on va pas me casser tout mon truc ) et qu'on les publie... après ma mort ( c'est mieux) Bon courage à ceux qui ont commencé, commencent ou vont commencer à écrire une journal intime.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 13:02

Modifié le samedi 19 décembre 2009 13:55

J'aime les jolis mots.

 J'aime les jolis mots.
Je n'aime pas l'hiver. La seule chose devant laquelle je m'émerveille, c'est la neige. Les rares fois ou cette pluie de cristaux blancs se hasarde à tomber, il m'arrive de rester les pieds enfoncés dedans, de souhaiter que plus jamais elle ne fonde... Mais mes belles journées d'été me manquent. Ces nuits où l'obscurité enveloppait d'une caresse et où j'entendais les torches du firmament rire, lassées qu'on les observe. Trouver beau ce qui est inutile si ce n'est éphémère, voilà ce à quoi je pensais en les regardant; il n'y a pas plus beau spectacle que cette immensité céleste, infinie et mélancolique, à part peut-être l'océan, plane et silencieux."Tu entends?" "Quoi?" "Rien, justement. Le silence, c'est agréable." On oserait à peine perturber cette quiétude avec le son de sa voix, de peur qu'elle sonne comme une fausse note dans la douce mélodie que nous offre la nature.
Ce qui est étrange, c'est qu'on pourrait penser que ces paysages, cristallisés par le gèle, ne se réveilleront jamais, comme un palais des glaces condamné à un sommeil profond, une mort éternelle. Et pourtant... le printemps, l'été, l'automne reviennent toujours.
Il ne peut en être que de même pour nos émotions: l'hiver, plus fragile, on revêt sa peau de chagrin comme la terre revêt son manteau de glace, mais la chaleur revient toujours et avec elle, le sentiment que la joie est encore atteignable.


Buttermilk

# Posté le samedi 08 novembre 2008 09:28

Modifié le mercredi 12 août 2009 10:41

Peut-être suis-je toutes ces personnes à moi toute seule?

Peut-être suis-je toutes ces personnes à moi toute seule?
Je suis de ces personnes qui n'écoutent jamais les chansons en entier pour ne pas avoir à en entendre la fin et s'enfuient toujours pour qu'on leur coure après. Ces mêmes personnes font partie de ces gens pessimoptimistes qui son accro à leur déprime et vont tenter l'impossible pour convaincre les gens qu'il faut voir les choses positivement. Elles ont même leur propre dictionnaire linguistique Lablonde, pour parler blond, qui regroupe pour le moment [12] termes dont s'autoporniphier, connomètre, époqueter et proliphale (qui m'est venu en rêve xD). Leur logique implacable, fait qu'elles savent "ordonner" le désordre de leur chambre et préfèrent ne pas faire de brouillon pendant une rédaction "pour mieux s'y retrouver". Elles se lancent souvent des défis à elle-mêmes et se font de promesses qu'elles tiendront sans doute mieux qu'à quiconque. Elles se plaignent d'avoir froid alors qu'elles ont tout simplement la flemme de mettre leur manteau ou de poser le sac de cours pour mettre le manteau (dans le meilleur des cas, elles mettent le manteau par-dessus le sac). Elles rêvassent dès qu'elles en ont l'occasion, se posent fréquemment des questions sur tout et presque rien; souvent sur n'importe quoi. Ainsi, au beau milieu d'un repas, il leur arriver de se demander "Tiens, comment tue-t-on une huître ??"(C'est ma grande question existentielle du moment O.O) Le petit sourire en coin et le regard brillant qui voyage comme la grande roue, c'est quand elles viennent d'interpréter quelque chose que vous venez de dire, de façon fort suggestive (De même elles pratiquent assez l'euphémisme comme à l'instant, et collectionnent tous les synonymes et autres mots du champ lexical, appelons-le "suggestif", pour on se sait quel dessein... ) Ces championnes inconditionnelles des hors-sujets dans les sms (lesquels leur font office de msn à en juger par les romans qu'elles y écrivent, en oubliant toujours, parlons-en, d'écrire des mms pour que ca revienne moins cher) n'ont pas vraiment la pensée structurée, à dire vrai c'est plutôt la débandade.
Si elles étaient réalistes, elles diraient sûrement qu'elles sont lubriques, sadiques et paradoxales. Malheureusement, elles ont tendance à fuir la réalité. En fait, elles ont de fâcheuses tendances...

On ira loin :) !


Si je vous dis cela, c'est peut-être parce que je me sens "plusieurs" à l'intérieur de moi (non ce n'est pas le début de la schizophrénie -_- -> que personne n'arrive à épeler d'ailleurs, quelle idée d'avoir décidé de l'écrire comme ca). Mais après tout, ne dit-on pas que "l'homme a trois caractères : celui qu'il a, celui qu'il montre, et celui qu'il croit avoir"?

# Posté le vendredi 13 juin 2008 02:32

Modifié le samedi 10 octobre 2009 07:37

Your my vaccine and my desease

Your my vaccine and my desease

Faire le vide dans son portable pour faire le vide dans sa tête. Supprimer les messages que l'on veut s'empêcher de relire, oublier les choses regrettables qu'on a pu dire; musiques, effacées. Photos? Dilapidées. Comme pour désinfecter son esprit d'une amertume acide, qui non contente de ronger par la présence, désagrège par l'absence. Cette même absence encombrante, qui nous rappelle chaque minute que le téléphone sonne un peu moins souvent qu'avant.
Et que faire d'autre? Est-ce plus facile d'oublier quelque chose lorsqu'on efface toutes les traces qu'elle a pu laissées? " Ces rêveries étaient absurdes - autant de coups de marteau qu'elle se donnait sur la tête comme si elle avait besoin de se faire mal. ", Tatiana de Paullina Simons.


# Posté le samedi 07 juin 2008 13:01

Modifié le jeudi 27 août 2009 04:41

Vénus

Vénus
Elle était enfant et jeune fille,
dans un rêve, je l'ai rencontrée,
j'ai touché son gracile,
sa robe lègère, dégrafé;

Depuis cette nuit frénétique
où j'ai touché les cieux,
depuis qu'elle a mêlé musique,
et parfum délicieux;

Elle ne cesse de m'obséder.
j'attendâis la nuit avec impatience,
goûter le fruit de ses baisers
était une telle délivrance !

La réalité m'enchaînait,
devenue insignifiante,
face à mes rêveries d'elle,
ce désir qui me hante;

L'opium de mes pensées,
l'endorphine dans mes veines,
comment pouvais-je tant aimer
l'illusion de ses lèvres?

Elle était mon jardin d'Eden,
ma perfection idéale,
aussi gracieuse qu'une sirène
dont j'étais devenu l'esclave;

Cette impératrice ingénue,
chaque nuit, dévoilait ses charmes,
comme elle dévoilait sa peau nue;
je déposais les armes;

La lune lui eût convoité
sont teint nacré, blanc comme neige,
le soleil sa candeur,
sa chevelure de miel;

Et l'océan se mirait dans ses yeux
comme un lac assoifé,
son corps entier défait les dieux
par sa finesse, sa vénusté;

Etait-elle ange luminescent ?
Sans prononcer aucune parole,
ses cheveux d'or aux vent
formaient comme une auréole;

Etait-ce la quintessence humaine ?
L'incarnation d'Aphrodite ?
Etait-ce la déesse des Arts,
avec ses mains séraphiques ?

Son souvenir evanescent,
ce silence sépulcral,
je suis le prisonnier errant
de mon étourdissement fatal.

Buttermilk

# Posté le samedi 27 septembre 2008 07:22

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 13:14